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Guerre entre les Gris et les Cuanais à Champfromier au millieu du XVII Siècle

Chapitre tiré du livre "Histoire de Champfromier" par l'Abbé Genolin et le Chanoine Alloing au collections "Monographies des villes et villages de France"

Les cuanais et les gris

"C'était l'époque où Richelieu, le grnd ministre de Louis XIV, dans son désir d'abaisser la maison d'Autriche dont les deux branches, du côté de l'Allemagne et du côté de l'Espagne, enserraient la France comme dans un étau, résolut d'intervenir dans la guerre de trente ans. Cette politique qui devait avoir pour concéquence le trionphe des protestants et l'écrasement des catholiques en Allemagne au traité de Westphalie (1648) se traduisit immédiatement en Franche-Comté par une affreuse guerre que sa durée a fait dénommer la guerre de dix ans(1636-1646).

C'est que, depuis le traité de 1601 qui avait réunis de Bugey à la France, celle-ci ce trouvait être, dans notre région, limitrophe de l'Espagne à qui appartenait la Franche-Comté. Comtois d'un coté, Bugistes de l'autre furent donc pendant quelques années les représentants de ces deux puissances, la France et l'Espagne, qui se disputaient l'empire de l'Europe.

En Franche-Comté, pour résister aux armée françaises, s'étaient organisées des bandes de partisans conduites par des chef audacieux.

Le plus connu de ces capitaines est Claude Prost dit Cuson, né à Longchaumois et bourgeois de Saint Claude. Avec une poignée de soldats il défendit vaillament la Franche-Comté contre l'invasion française. Il avait placé dans les environs de Lons-le-Saunier, le théatre de ses exploits; les chateaux de Montaigu et de Saint Laurent-de-Roche lui servaient de repaires et de la il portait la terreur jusqu'au milieu de la Bresse, à tel point que les bressans ajoutaient dans leur prière:" Seigneur, préservez-nous de la fièvre et du capitaine Lacuzon".

Les Comtois eux-mêmes, qui avaient souvent àsoufrir de ses violances et de ses déprédations, le chansonnèrent dans une complainte dont voici deux couplts:

Le vieux loup dans sa tanière,

Pour engraisser sa sorcière,

Fait enlever les bestiaux

Qui paissent sur nos coteaux,

Et nous laisse à la misère.

Chassons, chassons les bandits

Qui ravagent ce pays.

De Saint Blaise l'assistance

Vous flatte de l'espétance

De voir tout ces mécréans,

Jeunes, vieux, petits ou grands

Danser sous une potence;

Chassons, chassons ces bandits

Qui ravagent le pays.

La Cuzon vin-il en Bugey et eu-il à lutter contre les bandes bugistes? cela est fort douteux et rien ne permet jusqu'à présent de l'affirmer. Lorsqu'il entra dans la lice, vers 1639, la plupart des évènements tragiques, dont nos pays furent le théâtre, s'étaient déjà accomplis. C'est donc sans nous occuper de La Cuzon que nous allons en faire le récit.

De chaque côté de la frontière qui s'étent du Revermont au crêt de Chalam, s'étaient organisées des bandes de patisans qui pénétraient tour à tour sur le territoire ennemi pour aller à la picorée, c'est-à-dire à la maraude, et commettre parfois les plus atroces cruautés. Les bandes comtoises se nommaient les Cuanais, et les bandes bugistes les Gris.

Champfromier eut beaucoup à souffrir de ces incursions. La première eut lieu à la Sait Jean de Noël 1636. Un pati de Cuanais cnduit par le boucheran La Suche pénétra sur le territoire et descedit jusqu'au village." Ils entrèrent dans l'église, forcérent le tabernacle, prirent le ciboire et emportèrent tout ce qu'ils trouvèrent à la cure, puis allèrent boire et manger au levant d'icelle au lieu dit Saint Jullien. En s'en retournant, ils passèrent par Monetier, hameau de Champfromier, et mirent le feu au village. Vingt-cinq maisons furent incendiées. Celle du notaire Genolin, qui a laissé par écrit le récit de ces évènements, fut du nombre.

D'autre expéditions eurent lieu en 1639. Le 2 juillet les Boucherans étaient à la Combe d'Evuaz où Claude Ducret fut tué. Le 22 septembre, La Suche arrivait à Giron et livrait aux flammes le hameau de Giron-Derrière. Le 7 octobre, il est à Champfromier qu'il incendie. Nombre de personnes sont massacrées. On trouve en effet dans le registre paroissial, les notes suivantes:

"Du 7 octobre 1639.- Les ennemis du Roy, du Comté de Bourgogne vinrent brûler, piller trente-trois maisons du village de Monestier et pillèrent Champfromier; mêmement dans l'église prindrent la custode d'argent oû reposait le Saint Sacrement et tuèrent sept personnes".

"Claude fils de François Ducret de Monestier, a été ensépulturé le 10° juillet 1939, tué par les Comtois en la Combe des Vuaz".

"Michel, fils d'Amed Chardon, dit de Monestier, a esté ensépulturé le 3° juillet 1639, tué par les Comtois en Montpellaz".

"Claude, fils de Louis Baudy, de Monestier, a esté ensépulturé le 14° octobre 1639, tué par les Comtois, lorsqu'ils brûlèrent ledit Monestier".

"Mia Perrot, femme d'Amed Calaix, de Monestier, a esté ensepulturée le 14° octobre 1639, tuée par les Comtois, lorsqu'ils brûslèrent le Monestier".

"Claude, fils de Claude Chevron, de Monestier, a esté ensépulturé le 14 octobre 1639, tué par les Comtois".

"Claudaz Ducrest, vefve de Claude Perret, de Monestier a esté ensépulturé le 14 octobre 1639, tuee par les Bocherans".

"Amed Chevron, de Monestier, a esté ensevely le quinzième octobre mil huit centz trente neuf, tué par les Bocherans".

"Philiberte Marquis, vefve de François Chevron de Monestier, a esté ensépulturée le 16 octobre 1639, tuée par les Bocherans lors du bruslement".

"Clauda Truchet, vefve de François Tavernier de Champfromier, a esté ensépulturée , le vint-un novembre 1639, tuée par les Bocherans".

"Pierre Tavernier de Communal a esté ensevely la veille de Noël de l'année mil six centz trente neuf, tué par les Bocherans en la Ceraz"

La Chronique de Champfrmier continue: " Dans le courant de novembre 1639, un capitaine du corps franc d'Echallon accompagné d'un certain nombre de ses partisans, traversa le village de Giron annonçant qu'il allait à la picorée dans la Semine; les habitants de Giron les suivirent jusqu'au lieu dit le Petit-Pré, au point où le chemin d'Evouaz entre dans la forêt; les Gironnais y firent une barricade; ils fermèrent le chemin, présumant que les Boucherans, qu'ils appelaient les Cuanais viendraient à la poursuite des Gris. Ces derniers avaient ramassé dans la Semine et dans les environs une vingtaine de vaches et deux ou trois juments; ils prirent, à leur retour, le chemin d'Evouaz. Mais La Suche ayant été prévenu par les Boucherans du Bas, Se hâta de réunir un petit nombre de ses partisans et, pour devancer les Gris, il monta par la Cernay, le Trou et le Monteley, vint au Petit Pré, où était la barricade, se poster dans les sapins, prés d'icelle et là chacun prépara sa carabine. Le nommé Brunet, capitaine des Gris, était à cheval et ses gens conduisaient les vaches et les juments. Arrivés à la barricade, on fit halte et il ordonna de déboucher le chemin. Aussitôt les Comtois lâchent leurs carabines: ils blessèrent Brunet à la hanche et le déguillèrent d'à cheval. Plusieurs soldats ou partisans furent tués ou blessés. Les Gris abandonnèrent les vaches et les juments, pour emporter leur capitaine, les blessés et les morts et se sauvèrent par Sur l'Auger.

"Les Boucherans reprirent leur butin et s'en rretournèrenz par la Combe d'Evouaz. Les Gris transportèrent leur capitaine Brunet chez son beau père, Mermety, de Montanges, où il mourut huit jours après. Le brave Brunet était natif de Billiat.

"L'Espinassou, autre capitaine des Gris, pris aussitôt sa revanche: il fit plusieurs excursions aux Bouchoux. Non moins barbare que le capitaine La Cuzon, il mettait tout à feu et à sang; et lorsqu'il trouvait des femmes ayant des anneaux aux doigts, il coupait les doigts où ils étaient insérés et en remplissait ses poches. Revenant un jour de la Picorée, un de ses hommes trouva dans une maison de la Semine une marmite en métal jaune; s'en étant emparé, il la portait sur sa tête, lorsqu'arrivé sur la Percée, un petit nombre de Cuanais qui rentrait de la picorée de Champfromier, les ayant entendus venir, s'écartèrent du chemin, se cachèrent derrière les sapins. L'un dit:"C'est les tzancrous de Gris qui viennent de picorer;a fô mira célé qui porta la marmita." Le coup part et il étant mort le porteur de la marmite. Les Gris prirent le cadavre et se sauvèrent. Les Boucherans reprirent leur marmite, mais les anneaux des doigts de leurs femmes restèrent dans les poches du terrible Espinassou.

"Une autre fois, un gros de Boucherans fut surpris au lieu dit Sous Massans, moitié chemin entre Monestier et Pont-d'Enfer, par une troupe plus forte et plus nombreuse de Champfromérans et de Montangers. Les Boucherans trops faibles, posèrent les armes; alors un de Montanges, appelé Berrod-Vally, montrant du doigt un Cuanais, s'écria: "Voilà celui qui a tué mon père". On répondit:"Rend lui la pareille". Aussitôt Vally, tenant une pioche en main, lui en asséna un coup sur la tête: il étant le Boucheran; puis, Vally lui planta la pointe de sa pioche dans l'estomac et le traina sur le Pont d'Enfer. Tout les vaincus furent amenés au lieu même lieu; là on leur faisait tourner le dos contre le gouffre et d'un coup de massue porté par les Gris sur la poitrine, on les poussait dans l'abîme. Depuis lors, les Boucherans ne traversent jamais ce pont sans contempler avec horreur ce précipice et sans s'écrier:

"Vaica zou les tzancrous de Gris firent sôttaz noutros peires".

"Voilà où les damnés de Gris firent sauter nos ancêtres".

Et l'auteur de la chronique ajoute en terminant son intéressant récit: "On frémit d'horreur en rappelant les atrocités qui se commirent dans ces temps d'ignorance et de barbarie".

Il y a dans ces mots comme un bla^me jeté sur ces temps qui ne furent ni ignorants ni barbares. N'était-ce pas alors le siècle de Bossuet et de Saint Vincent de Paul? De grâce qu'il garde un peu de son horreur pour les atrocités contemporaines. Croire que notre siècle est meilleure que les siècles passés parceque moins ignorant et moins barbare, est l'effet d'un naif orgueil. Restons dans l'humilité et par conséquent dans la vérité en reconnaissant que notre époque a aussi ses atrocités, parce qu'elle a ses ambitions, ses cupidités, ses guerres et ses crimes.

La lutte entre Cuanais et Gris continua-t-elle dans les années qui suivirent 1939? Cela est probable, bien que l'histoire ne nous ait conservé aucun épisode de cette lutte. La paix fut signée et la Franche-Comté maintenue sous la domination de l'Espagne, en attendant que les armées de Louis XIV s'en emparassent à nouveau quelques années plus tard, et qu'elle fut définitivement réunie à la France (1678).

A la faveur de la paix les villages incendiés réparèrent leurs désastres, les maisons brûlées à Champfromier furent reconstruites et dès 1645 tout avait repris une allure pacifique.

Seulement, en conséquence des troubles passés, la notion de propriété avait dû quelque peu s'obscurcir dans l'esprit des Champfromérans. Ce fut au point que le prieur de Nantua, Jacques de Neufchèze, éve^que et comte de Chalon, crut devoir se plaindre en 1645, à Nosseigneurs des Requètes, des méconnaissances dont ses droits étaient l'objet de la part des habitants de Champfromier.

"Dans la paroisse de Champfromier, dit-il, il y a heu cy-devant grand nombre d'héritages, prés, psquières et autres ausquelz les habitants dud Champfromier auroient droictz et usage par souffrance dse Sieurs Prieurs Dud, Nantua, de la bonté desquelz lesd. habitants ont abbusé, en tel sorte qu'ilz ont entrepris, depuis quelques années, de vendre et aliéner une bonne partie desd. héritages à plusieurs particuliers, et d'ailleurs entrepris aussy de donner permis à aulcungs d'entre eulx et aux forains possédant des biens dans lad. parroisse de mettre en regain et seconde herbe plusieurs cantons de prez, ausquelz le paturage estoit libre, apprès la première herbe levée; de l'une et de l'autre desquelles confessions et alliénations lesditz habitans ont tiré des grands diesmes sans en avoir rendu participant led. suppliant... Du moings ne se trouvera-t-il pas qu'il y ait heu encour aulcune nécessité ny employ soit aux réparations dud. prieuré ny aultrement, en telle sorte qu'il est vray de dire que les acquéteurs et possesseurs sont et doibvent estre repputés pour usurpateurs jouyssants de mauvaise foy, par conséquent comptables des fruictz estre levés et à remettre et laisser les choses en leur ancien estat..." (Papiers de la famille Marquis de Communal.)

Le 4 novembre 1645, un sergent venu de Nantua se rendit à Champfromier en la maison de Jean Mange et l'assigna à comparaître devant la Cour des Requêtes de Dijon "pour se veoir condamner à vuyder se mains d'une terre commune a luy vendue et cédée par les habitants de la paroisse."

Une autre délimitation eut lieu vers la me^me époque et les Archives de l'Ain, H.73, renferment cinq pièces relatives à un procès de limites entre l'abbaye de Chézery et la terre de Natua su Champfromier, entre les deux années 1621 et 1647. Ces délimitations avaient été rendues nécessaires, est-il dit par la suite des violences et des dépradations que commettaient réciproquement les hommes des deux monastères."

 

 

Les vieilles querelles des « GRIS et des CUANAIS »

"En 1601, par le Traité de Lyon, le Bugey et la Bresse deviennent français. En limite de territoire la Franche-Comté était toujours rattachée au Royaume d'Espagne. Il en fut ainsi jusqu'au traité de Nimègue en 1678.

Les riverains francs-comtois étaient dénommés « CUANAIS » diminutif de Séquanie. Les bugistes étaient les « GRIS » (familièrement : âne ou mulet).

Dénomination désobligeante pour ces nouveaux français.

Il n'en fallut sans doute pas beaucoup pour déclencher de sauvages guérillas de chaque côté de la frontière. Celle-ci s'étendait du Revermont (sud de Lons-le-Saunier) jusqu'au Crêt de Chalam dominant le Haut-Bugey. De chaque côté de la frontière se sont alors formées des bandes de partisans sanguinaires qui, par surprise volaient, tuaient, incendiaient, violaient. Le banditisme prévalait sur toute notion de patriotisme.

Il y avait des chefs célèbres.

Du côté des CUANAIS, Claude Prost, natif de Longchaumois et plus connu sous le nom de LACUZON n'a pas été en reste pour assouvir ses ambitions de conquérant. Il était aidé de Claude de SAINT-OYEND surnommé « LA SUCHE », originaire des Bouchoux.

Du côté des GRIS, c'est l'ESPINASSOU, triste personnage qui fut condamné à mort et pendu en 1694. Il a laissé un souvenir horrifié auprès des siens.

De 1634 à 1640 ont eu lieu de sanglants épisodes, dont celui conduit par LA SUCHE » à Champfromier. Pillage et profanation de l'Eglise et du presbytère qui ont été entièrement dépouillés. Après ces méfaits, ils incendièrent 25 maisons dont celle du notaire Genolin qui en laissé des notes par écrit.

En 1639 les incursions des CUANAIS mirent à feu le hameau de Monestier qui avait été déserté de ses habitants. Les 7 victimes qui voulaient récupérer quelques effets dans les flammes ont été exécutées. Leur sépulture ne put avoir lieu que huit jours plus tard.

Les « GRIS » ne furent pas en reste. En novembre 1639 ceux-ci venus d'Echallon et de Giron arrivèrent dans la vallée de la Semine. Mal leur en prit. Le terrible « LA SUCHE » prévenu de l'intrusion des GRIS se cache à proximité de la barricade dressée en bas de la Combe d'Evuaz. Il fait donner les fusils et les CUANAIS blessent BRUNET, le chef des GRIS qui abandonnèrent leur butin.

Bien entendu, l'ESPINASSOU voulut venger le capitaine BRUNET. De retour d'une expédition, un de ses hommes trouva une marmite en cuivre. Tout heureux, celui-ci la plaça sur sa tête. Malencontreusement, un groupe de CUANAIS arrivait en sens inverse. Rusés, ceux-ci se cachèrent et firent feu. Le porteur fut tué et la marmite récupérée par les CUANAIS. L'ESPINASSOU s'enfuit alors avec ses hommes. Cette marmite aurait appartenu en dernier lieu à Victor MERMET MOCHON, puis à Julien GUICHON qui l'aurait revendue à Morez.

Une autre fois, après une incursion des GRIS, les CUANAIS décident de faire une descente à Champfromier. Dissimulés dans des broussailles, les GRIS surprirent les assaillants qui, trop faibles pour résister furent massacrés à coups de pioches et de gourdins et précipités du haut d'un pont qui porte désormais le nom de « PONT DE L'ENFER ».

En 1642 un traité conclu entre le BUGEY et la Terre de SAINT CLAUDE interdit aux protagonistes tout acte d'hostilité.

La paix tarda à s'installer car, en 1668, éclate une nouvelle guerre avec l'Espagne. Suivit la résistance farouche menée par LACUZON et ses hommes qui furent contraints de se soumettre.

En 1678 la Franche-Comté fût définitivement réunie à la France, mettant fin à ces épisodes sanglants et pas toujours héroïques."

Texte d'après (http://www.mermet.asso.fr)

 

"Les Gris étaient originaires du Bugey ( région sud du Jura, française depuis 1601) et combattaient férocement contre les Cuanais , diminutif de Séquanais, c'est-à-dire les comtois. Ils étaient appelés Gris à cause de la couleur de leur uniforme et avaient pour chefs Lespinassou et Brunet qui n'avaient de l'homme que la figure et du lion la férocité. "Il est dit que Lespinassou, capitaine des Gris, mettait tout à feu et à sang et que lorsqu'il trouvait des femmes ayant des anneaux aux mains, il coupait les doigts où ils étaient insérés et qu'il en remplissait ses poches."( Désiré Monnier), c'était un véritable bandit dont la seule ambition était le pillage.

Ces 2 individus totalement sadiques et ceux qui combattaient à leurs côté n'auraient eu aucune leçon à apprendre des barbares nazis du type SS qui sévirent plus de 300 ans plus tard sur les mêmes lieux et commirent les pires atrocités ( souvenons nous notamment de Dortan, village martyre)

La mort des 2 affreux dans le livre : A St-Claude, Lespinassou se bat dans un furieux au corps à corps contre Lacuzon et au moment où ce dernier va succomber, Raoul de Champ-d'Hivers, futur compagnon du capitaine comtois, le trucide d'un coup d'épée; quant à Brunet , devant franchir le Hérisson sur un tronc de sapin, Magui la sorcière dissimulée juste à côté le fait basculer dans le vide juste au moment où il passe. Pour mémoire citons aussi le non moins affreux Limassou, bras droit de Lespinassou qui finira tué d'un coup de pistolet par son complice Francatripa au cours d'une partie de dés dont l'enjeu est la belle Églantine de Mirebel..

En réalité :Lespinassou de son vrai nom : Etienne Maire, était espinasseur de profession ( Grâce au site de D. Chatry " http://www.vieuxmetiers.org". j'ai enfin appris (le 30 octobre 2005) en quoi consistait cette énigmatique profession : un espinasseur, c'était un tailleur de pierre spécialisé dans la taille de petits pavés d'environ 5cm de coté.

Lespinassou fut pendu le 13 décembre 1694 à la suite d'un banal vol de fromage, de bris de prison et parce que il était marqué au fer rouge de la fleur de lys sur l'épaule droite donc déjà condamné dans le passé. L'exécution eut lieu sur la place publique de Lons-le-Saunier où son cadavre resta exposé pendant dix heures.

Quant à Anthoine Brunet d'Oyonnax, sieur de Péron; surnommé par ses partisans, "le brave capitaine Brunet", il était noble et capitaine du corps-franc d'Échallon; il mourut en réalité en novembre 1639, âgé d'une quarantaine d'années près de la combe d'Evuaz, sur les bords de la rivière "La Semine";

(voir le plan) il fut pris à revers dans une embuscade tendue par les Boucherands ( partisans comtois de la région des Bouchoux dont le chef était "La Suche") et fut touché d'une balle dans la hanche qui le fit chuter de cheval. Le capitaine blessé fut emporté par ses hommes jusqu'à Montanges chez son beau-père nommé Mermet et il y mourut 8 jours plus tard. Tout cela est relaté par le notaire Genolin dans la chronique de Champfromier ( voir toute l'histoire de la famille Brunet relatée par Cédric Mottier dans les annales de l'Ain 2005."

© Roland Le Corff "www.mes-annees-50.com/"

 



02/06/2009
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